Un des grands axes posés par la Stratégie Nationale de Santé, est de développer le champ de la prévention. Un axe de travail que ne dément aucun des participants au débat du jour concernant de l’accès à la santé des publics précaires, qu’ils soient « grands précaires », mais aussi les jeunes, les travailleurs pauvres, les femmes battues ou seules avec enfants, les personnes isolées, les personnes âgées... Autrement dit des personnes qui bien souvent ne rentrent en contact avec le système médical « qu’en urgence et aux urgences »
Travailler à prévenir le renoncement aux soinsAu delà de la prévention au sens classique (maladie, addiction...), le Docteur Thierry Saint-Val, médecin resonsable de la permanence d’accès au soin de santé du CH de la Côte Basque, plaide pour « une prévention contre le renoncement aux soins ». Il constate en effet, que « ces personnes fragiles, souvent, ne savent pas qu’il existe des aides à la complémentaire santé, la CMU ou encore le soin d’urgence universel. C’est sur cette ignorance, et donc le manque de moyens que s’appuie bien souvent le renoncement aux soins. Or, une fois vraiment malade les coûts de santé peuvent exploser », insiste-il.
Autre sujet largement évoqué lors de la matinée : la nécessité d’un « décloisonnement médico-psycho-social ». (...)
"Reconversion culturelle"Enfin, malgré l’existence de diverses initiatives sur le territoire, ils ont été nombreux à appeler à une logique d’ « aller vers ». Que ce soit pour des raisons matérielles, psychologiques ou sociales, ces personnes précaires ont souvent des difficultés à se déplacer pour rejoindre les centres de santé. (...)
Prochains débats publics :
– Le 13 janvier : Lot-et-Garonne : quelles actions pour améliorer la coordination ville-hôpital-médico-social ?
– Le 14 janvier : Dordogne : Quelles propositions pour réduire les inégalités d’accès à la santé ?
– Le 16 janvier : Débat régional en présence de la Ministre