(...) Les engagements pris en 2012 au sommet de Londres sur le Planning Familial portent leurs fruits. En deux ans, 8,4 millions de femmes supplémentaires ont eu accès à la contraception dans le monde. C’est mieux, mais encore insuffisant.
. Un « progrès significatif » salué lundi 3 novembre par le Family Planning 2020, le groupe mise en place pour superviser les engagements pris en juillet 2012 au sommet de Londres sur le Planning Familial (Voir : Le « scandale mondial » des grossesses des adolescentes). Les États participants à ce sommet s’étaient engagé à permettre à 120 millions de femmes et de filles supplémentaires d’accéder à la contraception d’ici à 2020.
En deux ans, ce sont 29 des 69 pays concernés - en Afrique, Asie, Amérique du Sud - qui ont déjà pris des mesures concrètes pour étendre l’accès aux contraceptifs et à l’information sur le planning familial. D’autres sont attendus avant la fin de l’année. Du côté des pays riches, les gouvernements ont débloqué 1,3 milliards de dollars en 2013 (près de 20% de plus qu’en 2012) pour soutenir ces programmes.
« Nous sommes sur la bonne voie, mais il faut accélérer les progrès »
En 2013, dans ces 69 pays, 274 millions de femmes et de filles en âge de procréer ont utilisé des contraceptifs, ce qui a permis d’éviter 77 millions de grossesses non désirées – 2 millions de plus qu’en 2012 – estime Family Planning 2020. Ces progrès ont des « conséquences substantielles sur la santé publique ». Cela a permis d’éviter 24 millions d’avortements à risque (1 million de plus qu’en 2012) et 125 000 décès maternels (contre 120 000 en 2012).
Malgré ces pas en avant, les chiffres restent en dessous des objectifs prévus au sommet de Londres.(...)
En novembre 2012, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) soulignait que dans le monde 222 millions de femmes en âge de procréer n’ont pas accès à des contraceptifs (...)