Esra al-Ghomgham, militante saoudienne des droits de l’homme, est emprisonnée depuis trois ans. Avec cinq autres activistes, dont son mari, elle risque la peine de mort, si la justice suit les réquisitions du procureur. Son procès aura lieu le 28 octobre.
Les six militants, dont fait partie Esra al-Ghomgham, sont poursuivis pour leur participation à des actions contre le gouvernement saoudien et incitation à la désobéissance civile, lors de manifestations en 2011, notamment, qui ont eu lieu dans la province de Qatif, majoritairement chiite. Les manifestants demandaient la fin des discriminations envers les chiites. Son époux, Moussa al-Hashem, et elle ont été arrêtés le 8 décembre 2015.
PRÈS DE 150 EXÉCUTIONS EN 2017
Le 28 octobre prochain, le juge devra confirmer ou non la peine de mort requise par le procureur le 6 août dernier. Selon le directeur de l’Organisation européenne saoudienne de défense des droits de l’homme, Ali Adubusi, comme les charges retenues contre Esra al-Ghomgham n’incluent pas de faits violents, elles ne devraient pas être condamnables de la peine de mort. La peine capitale n’est généralement effective qu’après la ratification du roi.
« C’est essentiellement une revanche contre le Printemps arabe et une punition pour Qatif, qui a été le théâtre des plus grandes manifestations depuis 2011 », a indiqué le directeur de ESOHR. (...)