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À écouter sur France Culture : « Michel Naudy, de l’antenne au placard »
Article mis en ligne le 7 octobre 2014

(...) parce que Michel Naudy était un ami, et un ami en critique des médias, et que les interlocuteurs choisis par les réalisateurs méritent d’être entendus.

Diffusée le mercredi 8 octobre 2014 à 17h., l’émission restera en ligne pendant un an. Nous publions ci-dessous sa présentation telle qu’elle figure sur le site de France Culture. (Acrimed)

Figure incontournable de la critique des médias, le journaliste politique Michel Naudy est intervenu, ces dernières années, dans les films de Pierre Carles ainsi que dans le documentaire « Les nouveaux chiens de garde ».

Michel Naudy était un des rares journalistes communistes entré à la télévision en 1982 à la suite de la victoire de Mitterrand due au programme commun.

Ancien chef de service de « L’humanité », il était un intellectuel qui s’exprimait de manière très claire avec une réflexion vraiment originale.
Michel Naudy était critique même envers les gens de sa sensibilité politique (ce qui lui vaut d’écrire « PCF le suicide » en 1986).

Plusieurs de ses émissions (si ce n’est pas toutes) ont eu des difficultés avec les directions des chaines.

Il est rédacteur en chef et fait la revue de presse ironique du magazine hebdomadaire « Taxi » (1986) sur FR3 qui sera supprimée après un reportage sur le trafic d’armes et recevra de manière posthume le sept d’or du meilleur magazine d’actualité.
Michel Naudy co-fonde la revue « Politis » qu’il quittera à la fin de l’année 1988.

La même équipe que « Taxi » animera l’émission mensuelle « Hors sujet » durant la saison 1990/91.

Après « Un crime d’état » (1993), Michel Naudy enquête et publie « Le dossier noir de la police des polices » (1994) qui permettra la libération d’un innocent. Défendre un policier isolé lui permet de faire le procès de la police. Le film « 36 quai des orfèvres » en est inspiré.

En 1995, il est le rédacteur en chef de l’émission précurseur de l’analyse des médias « Droit de regard » sur France 3. Après 4 mois, l’émission sera supprimée après avoir diffusé un sujet critique sur la manière dont la seconde chaine a couvert l’élection.

Il sera au placard durant 18 ans (un record). C’est à dire qu’il sera, comme il le disait lui-même, non pas payé « à ne rien faire » mais payé « pour ne rien faire ». (...)