Des gilets jaunes de Carcassonne ont bloqué des camions devant l’usine de Monsanto à Trèbes avant de se faire déloger par la gendarmerie. Ils espèrent pouvoir reprendre bientôt le blocage. Ils demandent, notamment, que ce soient les multinationales qui payent la transition écologique et non les citoyens les plus modestes qui n’arrivent pas toujours à boucler leur fin de mois.
Des gilets jaunes se sont rendus sur le site de Monsanto à Trèbes (Ariège) et ont bloqué, lundi 10 décembre, dès 5 heures du matin, des camions qui se rendaient dans cette usine. Les gendarmes mobiles, en nombre, ont délogé une première fois pacifiquement les manifestants vers 14 heures. Lors d’une seconde tentative de blocage, le lendemain vers 8 heures, la gendarmerie a menotté et mis en garde à vue quelques-uns d’entre eux. Inf’OGM vient d’apprendre qu’ils venaient d’être libérés.
Interrogé par Inf’OGM, Pascal Perez, l’un des gilets jaunes présents sur place, nous explique la raison de ce blocage : « Monsanto, pour nous, c’est l’emblème du capitaliste dévastateur de la planète. Ils font beaucoup de profits. C’est à eux et autres multinationales de payer la transition écologique et non aux pauvres. Il faut que le gouvernement français impose plus ces entreprises, les oblige à payer l’ensemble de leurs impôts ». Fabienne, une autre gilet jaune, citée par le journal local L’Indépendant, souligne qu’il s’agit d’une « action anticapitaliste et écologique » et que pour eux Monsanto est « l’un des pires acteurs de l’agonie de cette planète » [1].
Dans la matinée, quatre Faucheurs volontaires ont décidé de venir soutenir le mouvement, satisfaits d’entendre un discours proche de leurs convictions.
Les gilets jaunes attendent du renfort pour pouvoir reprendre le blocage des camions. Un voisin leur a prêté un champ en face de l’usine où ils ont installé leur camp pour montrer leur détermination. Aucun salarié n’a été bloqué, uniquement des camions. (...)