Un migrant a été tué à l’arme blanche lundi à Loon-Plage, commune du nord de la France située dans les environs de Dunkerque. On ne connait pas, pour l’heure, les circonstances de ce décès. Début février déjà, un autre exilé avait péri dans le même campement après avoir reçu une balle dans le thorax.
(...) La victime a été prise en charge par les pompiers en fin d’après-midi, sur une route proche du camp de migrants. Présentant plusieurs blessures au thorax, l’homme est décédé moins d’une heure plus tard. (...)
Aucun témoin ne s’est manifesté et l’arme n’a pas été retrouvée, précise la source policière qui ajoute qu’aucun suspect n’a été identifié.
Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Dunkerque, souligne une autre source policière.
Les associations présentes dans la région n’ont pas plus de détails. (...)
Nombreuses fusillades ces dernières années à Loon-Plage (...)
"Il y a des querelles de pouvoir, de territoire… Mais, pour nous, ce ne sont pas des règlements de comptes entre migrants lambda car il n’y a pas d’hostilité entre les communautés. On le voit bien sur le terrain : tout le monde se mélange. Les conflits, c’est entre les passeurs", avait expliqué Claire Millot l’année dernière auprès d’InfoMigrants.
"En ce moment, c’est plus des questions de contrôle de zones de plages ou de dunes", dans une région de points de départ de la France vers l’Angleterre. Mais comme le précise Claire Millot : "Les gens dans les camps ne sont pas des gens violents, ce sont des gens qui ont fui la violence dans leurs pays."
En octobre 2023, le camp de Loon-Plage avait été démantelé lors d’une opération de "mise à l’abri" menée par les services de l’État. Près de 2 000 personnes avaient ainsi été évacuées. Mais, comme souvent, les exilés sont revenus sur le site quelques jours plus tard.