Six mois après une première dégradation, le centre Gisèle Halimi de Bordeaux, en Gironde, a de nouveau été vandalisé mardi 6 janvier. Une croix gammée a été taguée sur la porte d’entrée de la structure, qui accueille les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Une plainte a été déposée.
"L’antisémitisme n’est plus à nos portes, il est aujourd’hui tagué sur nos portes", s’insurge Naïma Charaï, directrice de l’APAFED, l’Association Pour l’Accueil des Femmes en Difficulté qui gère le centre d’accueil de jour Gisèle Halimi à Bordeaux. "Nos équipes ont découvert cette croix gammée hier matin, mardi 6 janvier, en arrivant au travail. C’est l’effroi, c’est extrêmement choquant, on se demande si c’est une manière de nous intimider", poursuit Naïma Charaï.
Deux actes de vandalisme en 6 mois (...)
"Malgré le choc et l’émotion légitime, notre détermination reste intacte", assure le personnel du centre dans un communiqué. "La situation est catastrophique, les violences conjugales ont augmenté de 11 % en 2024, le département de la Gironde a été le plus touché par les féminicides en 2025. Nous restons concentrés sur notre mission, une mission d’utilité publique" (...)
► Victime de violences conjugales ? Le centre Gisèle Halimi de Bordeaux propose un numéro d’écoute accessible 24 h/24 et 7 jours/7 : 05 56 40 93 66.