Le phénomène météorologique revient cette année, avec une intensité incertaine. Si la tendance est à un évènement modéré, celui-ci aura quand même des effets climatiques délétères.
Officiellement repéré depuis le mois de juin par l’Agence étasunienne d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), ce nouvel El Niño aurait plus de 95 % de chance de se poursuivre jusqu’à la période janvier-mars 2024, selon les récents bulletins de la même agence. Demeure néanmoins une interrogation au cœur de toutes les attentions : quelle sera l’intensité maximale atteinte par cet El Niño, et donc celle des catastrophes qui en découlent ? (...)
Ces incertitudes sont en réalité de deux natures différentes : une première vient des modèles mis au point par les scientifiques, une seconde de la nature complexe et chaotique du phénomène lui-même. (...)
Conséquences locales, mais non globales
La tendance est donc à un évènement modéré, même si les dimensions chaotiques de la météo et les limites de la modélisation évoquées plus haut appellent à la prudence. (...)
Une chose est claire quoi qu’il en soit, pour les chercheurs, qu’il atteigne en 2024 une intensité « modérément forte » ou plus forte, plus El Niño se produira dans un contexte de réchauffement climatique avancé, plus ses effets locaux seront, eux, désastreux pour le vivant.