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Marie-Claude Saliceti
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Libye : plus de 600 migrants secourus par les gardes-côtes au large de Tobrouk
#Mediterranee #Libye #migrants #immigration
Article mis en ligne le 24 avril 2026
dernière modification le 23 avril 2026

Plus de 610 exilés qui étaient à bord de 15 embarcations ont été interceptés par les gardes-côtes libyens au large de Tobrouk, à l’est de la Libye. Après avoir été ramenés à terre, les migrants ont été pris en charge par le Croissant rouge libyen, qui leur a prodigué les premiers secours.

Sur sa page Facebook, le Croissant rouge libyen précise qu’une fois ramenés à terre, les migrants ont été pris en charge par l’organisation. "Les premiers secours et l’aide humanitaire nécessaire ont été fournis, dans le cadre des efforts continus pour protéger les vies et soulager les souffrances des personnes migrantes". (...)

Des photos publiées par l’organisation montrent des volontaires distribuant aux rescapés de la nourriture ainsi que des couvertures. Le Croissant rouge n’a pas précisé les nationalités des exilés.

Le même jour, 106 autres personnes à bord de deux embarcations ont également été interceptées par les gardes-côtes, toujours au large de Tobrouk, d’après le Croissant rouge libyen. L’organisation a encore une fois apporté son aide aux rescapés une fois ramenés à terre. (...)

Interceptions en mer émaillées de violence

Depuis le début de l’année 2026, plus de 4 400 personnes ont été interceptées en mer et ramenées de force en Libye, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2025, plus de 26 000 migrants avaient été arrêtés en Méditerranée centrale par les forces libyennes. Un nombre en constante augmentation : ils étaient plus de 21 000 en 2024, et 17 000 en 2023.

Ces arrestations en mer Méditerranée sont légales en vertu d’un accord conclu entre l’Italie (soutenue par l’Union européenne) et Tripoli en 2017. Depuis cette date, l’Europe confie aux autorités libyennes, via le centre de coordination de sauvetage maritime MRCC de Tripoli, la charge de la coordination des sauvetages d’embarcations de canots de migrants au large de leurs côtes. Une tâche qui incombait auparavant à Rome ou à La Valette, à Malte. (...)

En revanche, pour les ONG, ces interceptions sont illégales et émaillées de violences. Les Libyens sont en effet régulièrement accusés de faire usage d’armes à feu lors de ces opérations. Certaines de leurs interventions aboutissent aussi à des drames.

Autre inquiétude des associations : l’ouverture d’un centre MRCC à Benghazi, dans l’est de la Libye, financé par la Commission européenne. Sur le même modèle que l’accord signé avec Tripoli, les autorités de l’est libyen seront désormais chargées d’intercepter les migrants en Méditerranée avant qu’ils n’atteignent les rives européennes. (...)

Sauf que pour les personnes ramenées dans le pays, le calvaire se poursuit. (...)