
François et Joël ont été scolarisés dans les années 70 au collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon dans le Finistère. Coups, humiliations, tympans percés, coups de pied dans la gorge… ils racontent ce climat de terreur permanente de la part des professeurs.
François est donc scolarisé au collège Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon, dans le Finistère. " Dans ce collège, on est près d’une soixantaine par classe. Donc c’est énorme et ça fonctionnait à coup de baffes, de la violence gratuite. Les profs, ils avaient 22 ou 23 ans, ils venaient d’avoir le bac. Je ne sais pas comment ils ont été recrutés d’ailleurs, mais tous étaient plus méchants les uns que les autres. "
"J’ai jamais vu s’ils prenaient du plaisir à nous frapper parce que je fermais les yeux"
François entre donc dans une école où les adultes, violents, ne protègent pas les enfants.(...)
Frappé quotidiennement, il est aussi soumis à la violence psychologique des adultes. " Comme j’étais toujours dans les derniers, je pensais que finalement, je le méritais aussi. Ça m’a poursuivi toute ma vie en fait, puisqu’on me disait que j’étais idiot. Pendant cinq ans, quand on vous dit que vous êtes idiots, quand vous sortez de là, vous êtes obligés d’admettre que vous êtes idiot. "
Les parents de François ne comprennent pas ce qu’il vit à l’école.(...)
Quand il quitte le collège Saint-Pierre, Joël découvre qu’il existe des professeurs qui ne tapent pas leurs élèves. Bien plus tard, il lit les témoignages d’anciens élèves de Notre-Dame de Betharram. C’est alors qu’il décide lui aussi d’agir.(...)