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Twitter/Claude Askolovitch, journaliste
"l’Etat tire sur mes amis à balles réelles"
#Iran #MahsaAmini #devoilement #libertedesfemmes
Article mis en ligne le 4 octobre 2022

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On parle aussi d’une étudiante

Qui nous regarde plus sérieuse que nous à la une de l’indépendant, et qui nous parle de ses amis qui manifestent et meurent en Iran où le pouvoir tire à balle réelle et les habitants gardent leur porte ouverte pour que les manifestants puissent se protéger. Elle a 29 ans, Mahsa Tousi, elle porte le même prénom que Mahsa Amini morte pour une mèche de cheveu et dont le supplice a provoqué la révolte... Son témoignage n’est pas le premier que vous lirez sur la révolution iranienne, mais il est précieux car il n’émane pas d’une militante revendiquée ou d’une experte, mais dans un grand journal régional, il dit une société...

Mahsa montre à l’Indépendant le manteau long et gris et le voile gris aussi qu’elle portait en quittant son pays il y a un an, elle les a enlevé quand son avion a fait escale en Serbie. "Je les ai posé sur le bras pour marcher dans l’aéroport, quand je suis passé devant une porte d’embarquement, il y avait un policier, j’ai tremblé, une peur réflexe. »

Elle dit qu’en Iran, on grandit avec la peur des policiers, que l’idée qu’ils peuvent nous protéger, comme on l’a en France, est quasiment choquante... Elle dit aussi Mahsa, que nous français avons "une seule vie", quand en Iran, on a deux vies, une publique et une privée, on dissimule. Elle nous dit aussi -c’est l’Indépendant qui l’interroge sur je cite "le débat français sur l’interdiction du voile" -que cette interdiction serait une perturbation des libertés, et qu’en Iran, un dévoilement forcé en 1935 a amené les religieux au pouvoir en 1979... (...)