Chaque année, le 15 mai, les Palestiniens commémorent la nakba (« la catastrophe », en arabe), qui correspond à la fuite et à l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, chassés de leurs terres à la création de l’État d’Israël en 1948. Dans la bande de Gaza en ruines, quelques rares témoins de cette période, désormais âgés, peuvent encore en témoigner. Rencontre avec Nassera, 88 ans.
Nassera fait partie des témoins de la nakba. Ils sont désormais très peu nombreux et âgés. Réfugiée avec sa famille à Gaza en 1948, elle vit aujourd’hui à Nusseirat, un camp de réfugiés situé dans le centre de l’enclave, près de Deir al-Balah. (...)
Lorsqu’elle a dû quitter son village en 1948, au moment de la création de l’État d’Israël, son père « possédait une grande superficie de terres agricoles », raconte-t-elle. (...)
Son village a ensuite été détruit par les troupes israéliennes, et l’exode a suivi. Au total, 750 000 Palestiniens ont été chassés de leurs terres ou se sont enfuis lors de la guerre israélo-arabe. Nassera, elle, a toujours un statut de réfugiée.
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