Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour Gaza au Conseil de la paix, créé par Donald Trump, a dressé le bilan, mercredi 13 mai à Jérusalem, du cessez-le-feu officiellement en vigueur à l’enclave palestinienne. Il assure que ce cessez-le-feu « tient » mais est « loin d’être parfait ». Nikolaï Mladenov a déploré des « violations quotidiennes chaque jour et certaines sont très graves », sept mois après le début de la trêve.
Plus de 850 Palestiniens ont été tués depuis le début du cessez-le-feu à Gaza. Mais Nikolaï Mladenov a défendu coûte que coûte le plan de paix du président américain Donald Trump, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin.
Ce plan est toujours bloqué dans sa phase 1, et pour cause : le Hamas refuse de désarmer, empêchant le passage à la deuxième phase, et donc le retrait progressif de l’armée israélienne – qui contrôle encore plus de 50% de la bande de Gaza. La situation apparaît ainsi complètement figée depuis des semaines, alors que l’attention internationale se concentre sur l’Iran et le détroit d’Ormuz.
Le diplomate insiste : « Nous ne demandons pas au Hamas de disparaître en tant que mouvement politique. » Mais le mouvement doit « renoncer à la lutte armée » et « ce n’est pas négociable ».
« Le statu quo ne devrait être une option pour personne »
Le retrait israélien, lui, n’est pas à l’ordre du jour. On en est même très loin, puisque l’armée israélienne occupe en réalité de plus en plus de terrain, au-delà de la ligne jaune. Nikolaï Mladenov refuse de le confirmer, mais pour lui, le statu quo ne peut pas durer (...)
La trêve est entrée officiellement en vigueur le 10 octobre 2025. Mais Gaza reste le théâtre de violences quotidiennes, les frappes israéliennes s’y poursuivant sans répit. (...)
« Une génération » pour reconstruire Gaza
Le directeur du Conseil de la paix estime que la reconstruction de Gaza, enclave dévastée par les bombardements israéliens, prendra « une génération ». (...)
Nikolaï Mladenov a déploré que « des civils continuent d’être tués » et que « les familles vivent dans la peur ». (...)