Le Parlement finlandais a adopté vendredi une loi permettant aux policiers de refouler les migrants à la frontière orientale du pays, sans laisser la possibilité aux exilés de demander l’asile. Une mesure pourtant contraire à la constitution et aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains.
Le texte autorise les garde-frontières à refouler les migrants entrés de manière irrégulière dans le pays, sans leur laisser la possibilité de déposer l’asile.
La loi sur les "mesures temporaires de lutte contre l’immigration instrumentalisée" a été adoptée par 167 voix pour, tandis que 31 parlementaires ont voté contre. Cette mesure intervient après un afflux l’année dernière de demandeurs d’asile arrivant à la frontière avec la Russie, qui, selon Helsinki, a été orchestré par Moscou. Le Kremlin a toujours démenti ces accusations.
"Attaques russes hybrides"
Le texte va entrer en vigueur pour un an et autorise le gouvernement à limiter le dépôt d’une demande de protection internationale à des périodes réduites et à des portions limitées de sa frontière.
Cette loi, destinée à contrer les "attaques russes hybrides" selon les termes des autorités finlandaises, peut être activée pour un mois dans des zones délimitées du pays, si sa souveraineté et sa sécurité jugées menacées. Seuls les demandeurs d’asile en situation de vulnérabilité, tels que les enfants et les personnes handicapées, pourront alors demander une protection internationale. Leur éligibilité dépendra de l’évaluation de leur cas par les gardes-frontières, et aucun appel ne sera possible.Le texte autorise les garde-frontières à refouler les migrants entrés de manière irrégulière dans le pays, sans leur laisser la possibilité de déposer l’asile.
La loi sur les "mesures temporaires de lutte contre l’immigration instrumentalisée" a été adoptée par 167 voix pour, tandis que 31 parlementaires ont voté contre. Cette mesure intervient après un afflux l’année dernière de demandeurs d’asile arrivant à la frontière avec la Russie, qui, selon Helsinki, a été orchestré par Moscou. Le Kremlin a toujours démenti ces accusations.
"Attaques russes hybrides"
Le texte va entrer en vigueur pour un an et autorise le gouvernement à limiter le dépôt d’une demande de protection internationale à des périodes réduites et à des portions limitées de sa frontière.
Cette loi, destinée à contrer les "attaques russes hybrides" selon les termes des autorités finlandaises, peut être activée pour un mois dans des zones délimitées du pays, si sa souveraineté et sa sécurité jugées menacées. Seuls les demandeurs d’asile en situation de vulnérabilité, tels que les enfants et les personnes handicapées, pourront alors demander une protection internationale. Leur éligibilité dépendra de l’évaluation de leur cas par les gardes-frontières, et aucun appel ne sera possible. (...)
"Triste jour pour l’État de droit et les droits humains en Finlande"
Cette loi a été vivement critiquée par l’opposition, des associations locales et des instances internationales. Des experts et le gouvernement lui-même ont admis que la loi contrevenait aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains, ainsi qu’à sa constitution. (...)
Mi-juin, le commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe avait exhorté la Finlande à ne pas signer le texte. "La Finlande devrait rejeter le projet de loi sur l’instrumentalisation de la migration, protéger l’accès à l’asile et empêcher les expulsions sommaires", avait déclaré Michael O’Flaherty dans une lettre adressée notamment au président du Parlement finlandais, Jussi Halla-aho. (...)