Nancy Faeser, la ministre allemande de l’Intérieur, a annoncé mercredi lors d’un déplacement à Prague que son pays prolongerait les contrôles à ses frontières tchèque et polonaise avant la Coupe d’Europe cet été. Cette mesure sera étendue à toutes ses frontières orientales. Berlin espère ainsi freiner les arrivées illégales de migrants sur son sol.
(...) Des contrôles renforcés partout en Europe
Berlin avait déjà mis en place des contrôles exceptionnels à ses frontières avec la Pologne et la République tchèque fin septembre 2023, après avoir instauré des contrôles fixes à sa frontière avec l’Autriche en 2015. Ces quatre pays sont membres de l’Union européenne et de l’espace Schengen. La réintroduction des contrôles aux frontières dans l’espace Schengen n’est autorisée que dans des circonstances exceptionnelles et doit être notifiée à Bruxelles avant d’être mise en oeuvre. (...)
La mesure allemande a eu un effet domino. Elle a conduit les voisins orientaux de l’Allemagne à mettre en place des contrôles à leurs frontières avec la Slovaquie afin d’empêcher les migrants, arrivant en grande partie de Serbie via la Hongrie, de rentrer dans le pays. (...)
La mesure allemande a eu un effet domino. Elle a conduit les voisins orientaux de l’Allemagne à mettre en place des contrôles à leurs frontières avec la Slovaquie afin d’empêcher les migrants, arrivant en grande partie de Serbie via la Hongrie, de rentrer dans le pays. (...)
L’Allemagne durcit sa politique migratoire
En 2023, Berlin a enregistré plus de 350 000 demandes d’asile, soit une hausse de plus de 51 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre, couplé à l’accueil d’un million de réfugiés ukrainiens, met à l’épreuve les capacités des collectivités locales (Länder) qui ont tiré la sonnette d’alarme.
Face à ce bilan, le Bundestag, équivalent de l’Assemblée nationale, a adopté jeudi 18 janvier 2024 un projet de loi afin d’accélérer l’expulsion des demandeurs d’asile déboutés vers leur pays d’origine.
Cette loi s’attaque aussi aux réseaux de passeurs : elle prévoit des sanctions plus sévères pour le trafic d’êtres humains, que les aides au passage soient rémunérées ou non. (...)