C’est la journée la plus meurtrière à Gaza depuis le début du cessez-le-feu en octobre 2025. Au moins 26 personnes, dont des enfants, sont mortes samedi 31 janvier dans d’intenses bombardements israéliens sur la bande de Gaza, ont déclaré les autorités sanitaires palestiniennes.
Ces frappes ont touché divers endroits à Gaza, y compris un immeuble d’habitation à Gaza City et un camp de tentes à Khan Younès, ont déclaré des responsables d’hôpitaux ayant reçu les corps. Les victimes incluaient deux femmes et six enfants de deux familles différentes. Une frappe aérienne a également touché un poste de police à Gaza City, tuant au moins 14 personnes et en blessant d’autres, a déclaré Mohamed Abu Selmiya, directeur de l’hôpital Shifa.
Selon une source militaire israélienne, ces bombardements font suite à un incident survenu vendredi, au cours duquel des soldats israéliens ont repéré huit hommes armés sortant d’un tunnel à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza à la frontière avec l’Égypte. Trois de ces hommes ont été tués et un quatrième, présenté par l’armée israélienne comme un responsable du Hamas dans ce secteur, a été arrêté. (...)
Le Hamas a qualifié les frappes de samedi de "nouvelle violation flagrante" et a exhorté les États-Unis et les autres pays médiateurs à pousser Israël à arrêter les frappes. (...)
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, des tirs israéliens ont fait plus de 500 morts, dont une majorité de civils selon les autorités sanitaires locales. Des activistes palestiniens ont tué quatre militaires israéliens sur cette période, selon les autorités israéliennes. (...)