Capgemini a annoncé, dimanche, la mise en vente de sa filiale travaillant pour la police américaine de l’immigration (ICE). Le géant français de l’informatique suscite la polémique depuis plusieurs jours après la révélation, par la presse, d’un contrat dans lequel il a notamment fourni à l’ICE un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères.
(...) Un conseil d’administration extraordinaire de Capgemini avait été convoqué ce week-end. Dans un message interne envoyé aux salariés, le groupe avait précisé que le contrat litigieux, attribué en décembre, "faisait l’objet d’un recours".
Capgemini "a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du groupe", explique-t-il dans son communiqué.
Depuis plusieurs jours en France, des responsables syndicaux et politiques avaient interpellé le groupe sur sa responsabilité.
Coté au CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, Capgemini est présent dans une cinquantaine de pays dans le monde.