Ces trois femmes figurent parmi les détenus toujours plus nombreux qui s’opposent à la loi ’anti-manifestations’.
Toujours plus de prisonniers – et de prisonnières – d’opinion en Egypte. Mahinour El-Masry a été définitivement condamnée, le mois dernier, à deux ans de prison pour sa participation à une manifestation en décembre dernier. « Son cas s’inscrit dans une série de tentatives systématiques des autorités égyptiennes de museler la dissidence, notamment en utilisant la loi relative aux manifestations promulguée en novembre 2013 », dénonce Amnesty International. Cette loi interdit toute manifestation non autorisée.
L’ONG appelle aussi à la libération immédiate de deux autres « prisonnières d’opinion » : Yara Sallam, 28 ans, militante des droits humains au sein de l’ONG Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR) et une autre jeune militante, Sanaa Seif.
Toutes deux ont été arrêtées le 21 juin, avec une vingtaine d’autres personnes, lors d’une manifestation contre la loi. Toutes restent détenues, alors que leur procès vient d’être ajourné, peut-être jusqu’au mois de septembre. Dans un communiqué diffusé le 23 juin, l’EIPR et 12 autres organisations égyptiennes dénoncent des fabrications de preuves et des procédures inéquitables, et réclament à nouveau le retrait de la loi. (...)