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Marie-Claude Saliceti
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Vaccins : il est temps d’en parler franchement
Article mis en ligne le 24 décembre 2015
dernière modification le 19 décembre 2015

Le lien de confiance entre les Français et les vaccins s’est rompu. En cause, les scandales sanitaires et les conflits d’intérêt des médecins chargés des recommandations, alors que ce marché est très lucratif. Dans ces conditions, le débat national sur l’obligation vaccinale doit se dérouler dans la transparence.

Face à la défiance des Français envers la vaccination, le premier ministre a confié le 28 février dernier une mission à Sandrine Hurel dans le but de formuler des recommandations concernant notamment l’obligation vaccinale . Ce rapport doit être suivi d’un débat national. Trois mois plus tard, la ministre de la Santé affirmait d’un ton péremptoire : « La vaccination, cela ne se discute pas. » Et lors des discussions sur la loi de santé, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, elle s’opposait à tous les amendements demandant la remise à disposition de vaccins sans aluminium. Cette opposition systématique à toute évolution augure bien mal du débat annoncé par le gouvernement ! (...)

Comment est-il possible de ne pas tenir compte des alertes scientifiques régulièrement rappelées par l’Association E3M, à l’initiative de la campagne Pour des vaccins sans aluminium ? Comment ne pas entendre la voix des citoyens qui signent par centaines de milliers les pétitions portées par E3M ou le Pr Joyeux, ou celle des 90 élus qui, dès 2013, demandait le retour de vaccins sans aluminium ?

Scandales sanitaires

La perte de confiance envers les vaccins marque la fin d’une époque : celle de la sacralisation de la parole des « sachants ». Fini, l’époque où les Français déléguaient aveuglément leur santé à leur médecin. Nous sommes maintenant dans une relation plus égalitaire entre le médecin et son patient, celui-ci ayant accès plus facilement à l’information scientifique. L’échange que cela permet est la garantie d’un choix éclairé dont on est peu habitué dans le domaine de la vaccination. Aussi, il ne faut pas craindre le débat sur la politique vaccinale française. Il faut faire confiance à l’intelligence collective, à la capacité de compréhension des uns et des autres, loin des oukases de l’ancien temps.