Le sommet One Health (« Une seule santé ») se tient du 5 au 7 avril à Lyon en France. Un sommet international qui regroupe chercheurs et dirigeants à l’initiative d’Emmanuel Macron, pour mieux prendre en compte le lien entre santé humaine, santé animale et santé environnementale. Une quarantaine d’États sont représentés. Après une première journée dédiée à la science, ce mardi est plus politique.
(...) Notre santé dépend affectivement de celle des animaux et de la planète toute entière. « On ne peut pas traiter tous ces sujets de manière séparée et c’est l’enjeu de ce sommet », a expliqué l’Élysée à la presse (...)
Laisser de la place aux animaux
Pour éviter une nouvelle pandémie, il faut donc laisser de la place aux animaux sans empiéter sur leur espace de vie pour éviter qu’ils se rapprochent de nous et nous transmettent leurs microbes. L’approche One health c’est aussi arrêter d’utiliser des antibiotiques à tort et à travers, ce qui favorise l’apparition de bactéries résistantes dans l’environnement bien plus difficiles à combattre. C’est aussi arrêter d’utiliser du plastique ou des pesticides dans notre alimentation pour éviter d’être empoisonnés.
Déforestation, changement climatique, pollution... En faisant du tort à la planète, c’est finalement à nous et à notre santé que nous en faisons. Les chercheurs l’ont rappelé le 6 avril, avec une liste de recommandations. En espérant être entendus par les décideurs aujourd’hui, avec des financements à la clé. Ils rappellent que prévenir en réparant la nature coûtera toujours moins que de tenter d’endiguer de nouvelles épidémies en catastrophe.
Contexte budgétaire « compliqué »
Il faut signaler que la France tient ce sommet au moment même où elle réduit fortement ses financements à la santé mondiale, comme de multiples pays développés, à commencer par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump. (...)
image : Jeanloujustine, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons