Un Google Doc rassemblant tous les contacts utiles pour les étudiants des 54 pays d'#Afrique bloqués en #Ukraine. L'Union africaine a adjoint les ambassades de tous les pays membres à recevoir les citoyens africains. N'hésitez pas, allez-y. Retweet plzhttps://t.co/OXzBJgLb4A
— Ibrahima Bayo Jr. (@Ibbayo_Jr) February 28, 2022
Lire aussi :
Guerre en Ukraine : les pays africains s’organisent pour rapatrier leurs ressortissants
(...) Avant l’offensive, l’Ukraine accueillait quelque 16 000 étudiants africains, selon l’ambassadrice d’Ukraine à Pretoria, Liubov Abravitova, qui tente de faciliter le rapatriement de certains d’entre eux.
En tout, plus de 660 000 personnes fuyant l’Ukraine ont afflué vers les pays voisins, des chiffres qui augmentent de façon “exponentielle”, a indiqué mardi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). “À ce rythme, la situation semble devoir devenir la plus grande crise de réfugiés du siècle en Europe”, a déclaré une porte-parole du HCR, Shabia Mantoo, lors d’un point-presse à Genève.
Soulagement après une fuite éprouvante
Les 17 étudiants ghanéens arrivés mardi à Accra, capitale du Ghana, ont eu l’air soulagés. Ils ont dit vouloir retrouver leurs familles au terme d’un voyage éprouvant.
Un total de 527 ressortissants ghanéens ont franchi les frontières ukrainiennes pour rejoindre plusieurs pays européens et seront bientôt rapatriés s’ils le souhaitent, a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey.
“J’avais peur pour ma vie donc j’ai décidé de partir. Certaines villes étaient bombardées près de chez moi et j’ai parlé avec mes parents, qui m’ont demandé de partir”, a expliqué à l’AFP Priscilla Adjai, à son arrivée à Accra. “Cela n’a pas été facile mais Dieu merci, nous avons réussi à partir et nous sommes enfin arrivés au Ghana.” (...)
Mutualisation des moyens africains
“C’est bloqué, personne ne nous dit rien. Ils appellent 20 personnes pour les laisser passer, mais nous sommes toujours là, nous ne bougeons pas d’un pouce”, s’est lamenté Richard Adjei Kusi, étudiant ghanéen interrogé par l’AFP à la frontière polonaise. “Si vous regardez la file d’attente, nos amis, certains d’entre eux sont là depuis plus de quatre jours maintenant”, a ajouté le jeune homme, bloqué lui depuis deux jours.
De nombreux pays africains, de l’Afrique du Sud à la République démocratique du Congo, tentent d’aider leurs ressortissants ayant quitté l’Ukraine. (...)