Outre la portée de cette décision, terrible pour les femmes des Etats conservateurs (coucou le Texas), cette fuite est terrible pour la SCOTUS, où le secret règne en maitre. https://t.co/tDvNWjtmHV
— Maitre Eolas (@Maitre_Eolas) May 3, 2022
Lauréline Delyon
En réponse à @Maitre_Eolas
Curieux pays où la notion de vie est mise au dessus de tout pour interdire l’IVG mais pas pour abolir la peine de mort. 🤔
La liberté des femmes, ce cauchemar de tous les conservateurs. Force et courage à celles et ceux qui se lèvent outre-Atlantique contre cette ignominie !
L'accès à l'IVG est un droit fondamental. En France, gravons-le dans le marbre de la Constitution.https://t.co/AIFF8MrSo6
— Clémentine Autain (@Clem_Autain) May 3, 2022
Lire aussi :
– Un projet de décision de la Cour suprême des Etats-Unis supprimant le droit à l’avortement a fuité
(...)
Une fuite hors norme, concernant une décision potentiellement historique : ainsi se résume la révélation par le site Politico, lundi 2 mai, d’un projet de décision de la Cour suprême, encore en discussion, qui supprimerait le droit à l’avortement. Ce texte écraserait la décision dite Roe v. Wade (1973), pierre angulaire de la liberté des femmes à disposer de leur corps dans tout le pays au nom du droit à la vie privée. Il renverrait à chaque Etat la possibilité d’adopter sa propre législation, donc de décider, s’il le souhaite, de rendre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) illégale, sans même forcément prévoir d’exception pour le viol et l’inceste. Une douzaine d’Etats ont déjà adopté des législations de cette nature, qui n’attendent qu’une décision finale de la Cour suprême en ce sens.
Ce projet a été rédigé par le juge Samuel Alito et adopté par une majorité de ses collègues, selon le site d’information. « Roe était erronée de façon flagrante depuis l’origine, écrit-il. Son raisonnement était incroyablement faible, et la décision a eu des conséquences très dommageables. » Le document de 98 pages est très frappant par sa condamnation sans réserve ni nuance, jamais encore formulée en ces termes, de toute l’architecture juridique qui a contribué à faire de l’avortement un droit constitutionnel. Il accuse même la Cour suprême de 1973 d’avoir « court-circuité le processus démocratique », en empêchant « un grand nombre d’Américains » de se prononcer sur cette question, Etat par Etat. (...)
Le précédent texan
La décision finale des neuf magistrats de la cour est attendue d’ici la fin de la session, début juillet. Mais seuls les trois membres dits libéraux – Stephen Breyer, Sonia Sotomayor et Elena Kagan – sont clairement opposés à toute révision de Roe v. Wade. La position de John Roberts, président de la Cour suprême et conservateur modéré, elle, demeure inconnue. Même s’il se joignait à l’opinion dissidente de ses trois collègues, cela ne suffirait pas à renverser l’opinion majoritaire. (...)
Someone may have put a lot on the line to warn you of this. It doesn't matter who they are or why they did it : their role is complete.
What matters now is how you respond.https://t.co/odTxqdD1Si
— Edward Snowden (@Snowden) May 3, 2022
(traduction google : Quelqu’un a peut-être mis beaucoup de choses en jeu pour vous en avertir. Peu importe qui ils sont ou pourquoi ils l’ont fait : leur rôle est terminé.
Ce qui compte maintenant, c’est la façon dont vous répondez.)
A coat hanger is illuminated by a camera flash, as demonstrators stand outside Supreme Court. pic.twitter.com/v2Fqra8gVd
— Tom Brenner (@tombrennerphoto) May 4, 2022