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Marie-Claude Saliceti
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Les eaux glacées du calcul égoïste
Tirs de barrage contre l’écologie macronienne
Article mis en ligne le 4 août 2019
dernière modification le 2 août 2019

Signe des temps, les tirs croisés se multiplient qui dénoncent l’inanité de la politique environnementale de l’auteur du célèbre “Make our planet great again”. L’enjeu est d’importance puique le gouvernement n’a de cesse de marteler que l’écologie sera la pierre angulaire de l’acte II du quinquennat. Une antienne qui ne convainc pas ses contradicteurs qui crient à l’imposture.

Reporterre a décidé de prolonger un débat commencé ici et ailleurs : la solution à la crise écologique passe-t-elle forcément par les institutions ? Peut-on encore discuter avec le gouvernement quand il mutile des Gilets jaunes, tue dans les banlieues ou gaze les activistes du climat ? Doit-on, pour amener à la cause écologique toujours plus de monde, adapter le discours ? Comment l’écologie peut-elle parler aux classes populaires ? Au cœur de ces débats, réside d’abord la question du rapport à l’État.

La frange électorale du mouvement pousse à une écologie plus institutionnelle, avec une stratégie de conquête du pouvoir. Certaines associations d’envergure nationale se spécialisent aussi dans le plaidoyer et interpellent le gouvernement sur les dossiers environnementaux. » (...)

Haro sur les illusionistes macronistes

Le 30 juillet c’est lundi matin#, nos conspirateurs post situs, qui reprennent et développent la tribune que viennent de faire paraître un impressionnant aéropage d’acteurs écolos que l’on a connus plus sages, qui tirent à boulets rouges sur l’imposture macronienne, au motif de l’organisation par un ci-devant nobliau macronien d’un neo-Woodstock écolo au fin fond de nos riantes campagnes. Ca swingue…

L’« AN ZÉRO » DE L’ÉCOLOGIE MACRONISTE ?

« Comment éviter que tout « transitionne » en rond, sans que rien ne change vraiment ? » (...)

Il faut dire qu’au-delà de 45°C, la question de savoir si une candidature Hulot contre Macron aux prochaines élections présidentielles permettra aux capitalistes de gratter encore cinq ans de dévastation rentable et impunie n’intéresse plus grand monde. En d’autres circonstances, le truc de la perpétuation du macronisme au-delà de Macron en la personne de son ex-ministre de l’écologie aurait constitué un escamotage promis au plus bel avenir.

Signe des temps, hier, nos confrères de Mediapart publiaient une tribune hostile à cette nouvelle et prévisible arnaque, celle-là même qui se cache derrière la communion autour de L’an zéro d’Anne Hidalgo, Mathieu Orphelin, Delphine Batho, Nicolas Hulot, Cyril Dion et toute la jeune garde des entrepreneurs
verts.

Mais le plus surprenant est que les signataires ne se trouvaient pas être seulement des groupes relevant de l’« écologie radicale », mais en outre des organisations que l’on ne peut suspecter d’une hostilité de principe à ce qu’il faut bien appeler l’« écologie gouvernementale » - ainsi de Terre de Liens, MIRAMAP (Mouvement des AMAP), Nature et Progrès, Institut Momentum, FADEAR (Fédération des Associations de Développement de l’Emploi Agricole et Rural), Union Syndicale Solidaires, Accueil Paysan, etc.

Il est aussi significatif que des groupes locaux d’Extinction Rébellion, réseau qui devait participer au festival initialement, voire des groupes locaux de Greenpeace entrés en dissidence, aient voulu signer ce texte. Sous la pression de l’apocalypse en cours, qui est toujours aussi un dévoilement, quelque chose est indéniablement en train de se passer dans le champ de l’écologie, et qui va bien au-delà de la question d’un pauvre « festoch ». Pour cette raison, et parce que de nouveaux signataires s’étaient ajoutés depuis hier, Lundi Matin a trouvé bon de reproduire à son tour cette tribune. (...)

Non à la politique de la fin du coton-tige et des pailles en plastique…

Le même jour, dans Marianne, un franc-tireur dézingue joyeusement les contorsions grotesques dont Dame Poirson s’est fait une spécialité, ce qui autorise quelques observateurs à augurer que la “Chouchoute” aura bientôt la peau de la dame de fer Borne, même l’été nulle trêve en macronie :

« Quelques homards plus tard, où en est l’écologie gouvernementale ? (...)

« C’est le Ministère de la Parole qui s’agite et produit du vent. Pas besoin de crédits affectés à ce Ministère. A défaut de mesures cohérentes, on continuera de taxer en faisant croire que c’est bon pour la planète.

C’est la politique du brumisateur, de la gourde, de la fin du coton-tige et des pailles en plastique, du mousseur de robinet, et de la brosse à dents au manche en bambou. C’est dire si le climat va s’améliorer ! »