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Greek Crisis
Rivières et ruisseaux
Article mis en ligne le 15 mars 2014

En ce printemps, les euphémismes fleurissent jour après jour. Déjà les brisures du PASOK s’entredéchirent derrière l’échec pressenti du “nouveau” mouvement politique dit de “l’Olivier”, émanation, ou plus exactement effluve de l’initiative ratée des “58 personnalités du centre-gauche”. Et depuis une semaine, notre drôle de stratosphère politique sous haut patronage troïkan, vient d’installer son dernier logiciel, le “nouveau parti politique”, nommé “la Rivière”.

Stavros Theodorakis, journaliste “politically lifestyle”, ami politique au moment très propice de la bande à Papandréou, historiquement nourri aux subsides des grands médias appartenant aux promoteurs et proxénètes étendus du népotisme para-démocratique ab origine, et voilà, que les médiocraties, athénienne, bruxelloise et Berlinoise... le “découvrent” enfin... pour incarner la catharsis.

On fera feu de tout bois et jusqu’au compostage final, opération qui consiste à dégrader dans des conditions supposées contrôlées, les déchets organiques de notre néo-Antiquité tardive, s’enfonçant dans une longue ère d’agonie avant sa disparition, inéluctable, depuis les désordres engendrés par l’invasion “financieriste”. (...)

À Athènes, les passants baissent maintenant leurs yeux devant le spectacle de nombreux destitués de l’existence. Leurs lits ce sont les trottoirs, loin de celui de la rivière, trop loin même. Et au-delà de la mer, en Crète jeudi 13 mars, une femme âgée de 54 ans et gérante d’une cantine, s’est jetée des remparts de la ville d’Héraklion, si photographiés des touristes mais en d’autres circonstances.

Dans ses poches les secouristes ont découvert six cent euros ainsi qu’un message adressé à son mari et à sa fille : “Avec ces six cent euros tu régleras la dette envers la Sécurité Sociale des Indépendants. Le loyer je l’ai payé déjà hier. Ma fille, il faut que tu me pardonnes, je ne pouvais plus supporter ce calvaire, saigner tous les jours pour tout juste gagner de quoi remplir une assiette. Tu dois t’occuper des études de notre fille ; il ne faut jamais la laisser seule. La maison au village, c’est pour elle”, (quotidien “Nea Kriti” et neakriti.gr du 14 mars), et s’agissant de la quatrième tentative d’assassinat de la semaine d’après le quotidien régional. La Grèce, autre que celle des rivières encrassées trépasse... sans euphémisme.
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