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Entre les lignes entre les mots
Préhistoire. Les femmes sortent de l’ombre des cavernes
Article mis en ligne le 22 mars 2021
dernière modification le 21 mars 2021

La construction – voir l’invention – de la préhistoire fut marquée par l’absence de réflexion sur les présupposés des scientifiques – souvent exclusivement des hommes à la création de la discipline -, en particulier sur les rapports sociaux de sexe. Je n’oublie pas les mythes et les inventions masculinistes des religions et de leurs « prêtres ». Les recherches aujourd’hui bousculent les clichés, ainsi sur la place de femmes chassant du gros gibier au Pérou. Si nous n’aurons jamais de certitudes sur ce passé lointain, il convient néanmoins de donner une nouvelle visibilité aux femmes et à leurs activités…

« Donner aux femmes préhistoriques leur juste place dans l’histoire de l’évolution humaine ». Comme l’indique Marylène Patou-Mathis, « le matériel ne nous permet pas de sexuer les activités ». Elle aborde les représentations humaines, les silhouettes et les statuettes féminines, l’art pariétal, les figures et les mains, les modes de vies variées des humain·es, les différences entre les sociétés des peuples chasseurs-ceuilleurs dans la préhistoire et dans l’histoire plus récente, « ce ne sont pas des humains préhistoriques », les sytèmes matrilinéaires, les régimes alimentaires et les statuts sociaux (pour utiliser des mots d’aujourd’hui)…

Morgane Pellenec nous invite à un tour du monde de découvertes archéologiques, Hadar (Ethiopie), Balzi Rossi (Italie), grottes d’El Castillo (Cantabrie, Espagne), Grottes de Gargas et du Pech Merle (Hautes-Pyrénées et Lot, France), Europe centrale, « une histoire cachée du travail des femmes sur des milliers d’années », Stonehenge (Royaume-Uni), Wilamaya Patjxa (Pérou)…

A propos d’un livre de Pascal Picq, l’autrice discute des origines des violences envers les femmes, de l’ordre zoologique des primates, d’absence de détermination génétique dans la présence ou l’absence de systématisme dans la coercition, de l’espèce humaine, « la seule dans laquelle sont perpétrés des féminicides », de l’évolution de la taille du bassin et du diamètre de la tête des nouveau·né·s, des hommes et de la domination sur les femmes…