Le député UMP, lors de l’intervention d’une consœur, n’a rien trouvé de plus subtil que d’imiter la poule. Nouvelle illustration du sexisme ordinaire chez les parlementaires.
Dérapage sexiste à l’Assemblée nationale. Un de plus. C’est l’assistant parlementaire Pierre Januel qui l’évoque sur son blog. Mardi soir, lors du débat sur la réforme des retraites, la députée Ecologiste Véronique Massonneau intervenait pour expliquer son opposition à l’allongement de la durée de cotisation. Pendant sa prise de parole, le député apparenté UMP Philippe Le Ray s’est mis « à caqueter et faire la poule en pleine séance ».
Visiblement exaspérée sur le moment, Véronique Massonneau a ensuite commenté :« Visiblement, Philippe Le Ray était éméché ». Pierre Januel va dans le même sens : « Apparemment la buvette et la séance de nuit ne profitent pas à tous. »
Sexisme en série
Effets de l’alcool ou pas, ce n’est pas la première fois que les débats parlementaires permettent d’observer ce genre d’attitude sexiste. (...)
En février, la ministre Yamina Benguigui expliquait trouver « très choquant le machisme ambiant à l’Assemblée nationale. Vous allez [là-bas] pour vous exprimer, vous avez l’impression d’être toute nue et que c’est graveleux. (…) »
Quelques jours auparavant, les députés socialistes dénonçaient les « machos » de l’UMP qui s’en étaient pris à la députée Laurence Dumont lorsqu’elle avait présidé une séance lors du débat sur le mariage pour tous ».
Et on se souvient des sifflets provoqués en juillet 2012 par la robe à fleurs de la ministre Cécile Duflot.
Le Sénat n’est pas en reste, avec ces dérapages misogynes en janvier lors des débats sur le « binôme paritaire ». La sénatrice socialiste Laurence Rossignol décernait alors à son confrère UMP Bruno Sido « la palme du misogyne beauf ». (...)