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Marie-Claude Saliceti
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Le parisien
Oise : à Salency, ils veulent remettre la « pureté des filles » à l’honneur
Article mis en ligne le 14 août 2018
dernière modification le 13 août 2018

Cette tradition qui honore « la vertu » des jeunes femmes pourrait revenir en 2019, après avoir disparu en 1987. Trente ans plus tard, ses critères de désignation font débat.

La fête de la Rosière va-t-elle bientôt revoir le jour dans la petite commune de Salency, près de Noyon ? C’est en tout cas le souhait de la cinquantaine de membres de la Confrérie de Saint-Médard, qui honore la mémoire de l’illustre évêque de Noyon, né dans le village de 900 habitants en 456. Selon eux, cette tradition abandonnée en 1987 pourrait faire son retour, au mieux, à l’été 2019.

Le principe de cette fête est de récompenser la « vertu » d’une demoiselle de la commune. Cependant, les « critères » de sélection laissent perplexe le maire (SE), Hervé Deplanque. La Rosière vient en effet récompenser une conduite irréprochable, la piété, la modestie ainsi que… la virginité. « C’est un critère qui me gêne et sur lequel il faut sans doute revenir », convient l’élu.

Si la virginité n’est plus un critère de sélection dans les communes françaises qui continuent de célébrer la Rosière, le président de la Confrérie de Saint-Médard, Bertrand Tribout, entend bien respecter les règles à la lettre. « La vertu, ça n’est pas seulement la virginité, martèle le président. Pour autant, je ne suis pas favorable à une remise au goût du jour de cette fête. Il faut que la tradition reste dans sa pureté historique. » (...)

Pour l’heure, le maire de Salency n’apporte qu’un soutien très mesuré au projet de la Confrérie Saint-Médard. « C’est sans doute une fête un peu dépassée, euphémise l’élu. Et puis il faut être en mesure de trouver douze garçons d’honneur et douze filles d’honneur. Ça semble difficile. »