
Le navire humanitaire de l’ONG allemande SOS Humanity a porté secours ce week-end à 200 personnes en mer Méditerranée lors de plusieurs opérations de sauvetage. Conformément à la législation italienne, le navire doit maintenant parcourir 1 300 km pour aller débarquer les exilés au port d’Ortona, dans les Abruzzes. Le capitaine avait demandé un port plus proche, en raison de malades à bord. En vain.
L’équipage du navire humanitaire allemand Humanity 1 a porté secours ces trois derniers jours à un total de 199 personnes perdues en mer Méditerranée, dont plus de 30 femmes et une quarantaine de mineurs. Les premières opérations de sauvetage ont commencé le vendredi 30 juin à la suite d’un repérage des Pilotes volontaires, une association qui aide les migrants en survolant la SAR zone (zone de recherche et de sauvetage) avec son avion Colibri pour repérer les embarcations en difficulté.
Cinq autres opérations suivront le jour suivant - dont quatre en l’espace de huit heures. "L’équipage est épuisé", a tweeté le navire humanitaire. Parmi les rescapés se trouvent également une femme enceinte et des malades. Deux migrants, dont l’état de santé était préoccupant, ont été évacués par les garde-côtes italiens. (...)
Selon les premières informations, les embarcations - métalliques - secourues dans la nuit du 1er juillet dérivaient depuis au moins cinq jours. À bord, il n’y avait plus ni eau ni nourriture. Les survivants "ont bu de l’eau de mer", explique encore Humanity 1 sur son compte Twitter.
Le navire humanitaire allemand a reçu l’ordre de naviguer jusqu’à Ortona, dans les Abruzzes, en Italie, pour débarquer les rescapés. Le port se trouvait à 1 300 km du bateau à la date du 1er juillet. Humanity 1 n’a eu d’autre choix que de s’y conformer malgré les appels du capitaine pour obtenir un port plus proche. (...)