De nombreux sites d’extrême droite ont affirmé ces derniers jours que le sang des personnes originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient n’était pas compatible avec le sang "européen". Des allégations fausses. InfoMigrants fait le point.
Pour asseoir ces propos, l’article affirme que cette prétendue incompatibilité est l’objet d’un rapport de scientifiques allemands appelant à trouver des donneurs potentiels de sang et de cellules souches parmi les réfugiés vivant en Rhénanie du Nord-Westphalie. À la suite de la publication de Fdesouche, les réseaux sociaux (Twitter notamment) ont été inondés de propos racistes et xénophobes. (...)
Les cas particuliers
Il existe des cas où il faut rechercher des comptabilités plus approfondies. "C’est le cas par exemple des malades de la drépanocytose qui ont besoin de transfusions environ toutes les trois semaines. Il faut alors le sang le plus compatible possible, au-delà de la compatibilité A, B et O. Et là ils ont plus de chance d’être compatibles avec quelqu’un qui a des origines proches", ajoute l’EFS.
Par ailleurs, certaines personnes originaires d’Afrique de l’Ouest sont susceptibles de présenter plus fréquemment des caractéristiques du sang rares. Ces personnes-là, qui restent marginales dans la population, doivent alors être transfusées avec un sang identique.
C’est pourquoi les services de transfusion sanguine de la Croix-rouge de Rhénanie du Nord Westaphalie ont lancé un projet de typage de donneurs potentiels de sang et de cellules souches parmi les réfugiés et les migrants dans cette région de l’ouest de l’Allemagne. Ce projet financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) appellent les personnes originaires d’Afrique et du Moyen Orient à devenir donneurs afin d’élargir leurs panels de sangs pour pouvoir mieux soigner les personnes issues de l’immigration.
Comme bien souvent, l’infox de Fdsouche part donc d’une véritable information que le site a biaisée et détournée pour nourrir des préjugés racistes. (...)
Les cas particuliers
Il existe des cas où il faut rechercher des comptabilités plus approfondies. "C’est le cas par exemple des malades de la drépanocytose qui ont besoin de transfusions environ toutes les trois semaines. Il faut alors le sang le plus compatible possible, au-delà de la compatibilité A, B et O. Et là ils ont plus de chance d’être compatibles avec quelqu’un qui a des origines proches", ajoute l’EFS.
Par ailleurs, certaines personnes originaires d’Afrique de l’Ouest sont susceptibles de présenter plus fréquemment des caractéristiques du sang rares. Ces personnes-là, qui restent marginales dans la population, doivent alors être transfusées avec un sang identique.
C’est pourquoi les services de transfusion sanguine de la Croix-rouge de Rhénanie du Nord Westaphalie ont lancé un projet de typage de donneurs potentiels de sang et de cellules souches parmi les réfugiés et les migrants dans cette région de l’ouest de l’Allemagne. Ce projet financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) appellent les personnes originaires d’Afrique et du Moyen Orient à devenir donneurs afin d’élargir leurs panels de sangs pour pouvoir mieux soigner les personnes issues de l’immigration.
Comme bien souvent, l’infox de Fdsouche part donc d’une véritable information que le site a biaisée et détournée pour nourrir des préjugés racistes.