Après le succès de son essai féministe « Sorcières », la journaliste poursuit son introspection, sur les relations hétérosexuelles cette fois, dans « Réinventer l’amour ». Evoquant les modèles éducatifs genrés, la drague ou les violences conjugales, elle appelle à changer les rapports de domination au sein du couple.
Peut-on être féministe et aimer la virilité sauvage de Harrison Ford dans Indiana Jones ? Avoir été façonnée par les comédies romantiques et analyser aujourd’hui le « poids du patriarcat dans les relations hétérosexuelles » ?
Etre une grande amoureuse dans la tradition romantique et absolutiste du roman sentimental (Bovary, Belle du Seigneur…) et se demander pourquoi nos modèles amoureux reposent encore sur l’infériorité des femmes ?
Dans ses livres, la journaliste et essayiste Mona Chollet part toujours d’elle-même, avec ses interrogations propres et sa prise de conscience à basse température des inégalités de genre.
Cette méthode du doute permanent explique en partie le succès considérable de Sorcières, son essai féministe sorti dans le sillage de #MeToo, en 2018. Vendu à plus de 250 000 exemplaires à ce jour, cet ouvrage générationnel est devenu le vade-mecum de la mobilisation #Metoo, l’entrée en féminisme pour beaucoup de jeunes filles et garçons.
Dans ce livre, elle analysait, à l’aune mythique des sorcières, la « puissance invaincue des femmes », à travers notamment les figures de femmes sans enfant, ou âgées. (...)