Ce n’est pas le titre d’un film tourné à Ouarzazate au Maroc dans les studios de l’Atlas, mais l’histoire de milliers de femmes victimes du microcrédit.
Il était une fois, dans une petite ville du sud du Maroc, des femmes courageuses luttant contre des institutions de microcrédits. Elles ont emprunté de « micro » sommes d’argent pour améliorer leur activité économique, pour se soigner, pour payer la scolarité de leurs enfants. Elles ont signé des contrats sans les comprendre et sans connaître les conditionnalités. Elles ont payé des intérêts usuriers. Elles ont tout perdu. Leurs vies ont basculé. Elles ont arrêté de payer et ont subi des menaces et des condamnations. Elles sont sorties de la honte et de l’isolement et se sont organisées pour résister collectivement. Elles sont aujourd’hui 4500 femmes. Elles sont déterminées à ne pas se laisser faire. Lors de la première journée de travail du séminaire du CADTM Afrique « Femmes, dette et microcrédit » qui se tient actuellement à Ouarzazate, les femmes victimes du microcrédit ont expliqué comment le microcrédit les a dépossédées de leurs biens, de leurs vies et de leur dignité.
Au moment où les premiers prêts de microcrédits sont apparus, ils étaient perçus comme émancipateurs pour les femmes. (...)