Si elle est confirmée, la décision de la Cour suprême serait un retour en arrière tragique.
Un mépris total des droits des femmes qui mettrait en danger des milliers d’entre elles.
— Amnesty International France (@amnestyfrance) May 6, 2022
Nous ne laisserons pas les États-Unis piétiner le droit à l’avortement !
Solidarité avec toutes les femmes, les filles et les personnes qui peuvent être enceintes.
Nous sommes à leurs côtés et nous nous battrons pour leurs droits ! #BansOffOurBodies pic.twitter.com/JAbARYAfko
— Amnesty International France (@amnestyfrance) May 6, 2022
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Au pays de Margaret Atwood, autrice du roman devenu série télévisée La Servante écarlate, une dystopie féministe dans laquelle les femmes sont réduites au rôle de mères porteuses, la possible remise en cause de l’arrêt Roe vs Wade aux Etats-unis a provoqué une onde de choc. A travers tout le Canada, radios, télévisions et journaux se sont emparés de l’éventuelle suppression du droit à l’avortement chez le voisin américain pour s’interroger sur un possible effet contagion. Au lendemain de la révélation par le site Politico de l’avant-projet de la Cour suprême des Etats-Unis évoquant la fin de ce droit constitutionnel établi depuis quarante-neuf ans, le débat s’est aussi immédiatement invité à la Chambre des communes, à Ottawa.
« Un seul moment d’inattention peut nous ramener des décennies en arrière », a mis en garde Christine Normandin, députée du Bloc québécois (indépendantiste), mardi 3 mai. « Le gouvernement est résolu à protéger le droit des femmes de choisir, un droit fondamental », lui a répondu la vice-première ministre, Chrystia Freeland, sous un tonnerre d’applaudissements. Absent de l’enceinte parlementaire, le premier ministre libéral, Justin Trudeau, publiait au même moment un message sur Twitter : « Le droit de choisir est un droit de la femme. Point final. »
La question d’une possible remise en cause de l’avortement a, en revanche, plongé dans l’embarras le Parti conservateur du Canada. (...)