Présentée
par François Hollande comme une réponse au rejet exprimé lors des élections
municipales, la nomination de Manuel Valls à Matignon, vaine tentative de
séduction des électeurs de droite, est en réalité un camouflet pour tous ceux
qui enragent de voir celui qu’ils ont élu mener la politique de la droite.
Manuel
Valls, ministre de l’intérieur, a pendant 22 mois, mené une politique semblable
à celle de ses prédécesseurs sarkozystes dans le domaine de l’immigration.
Orientations, objectifs chiffrés, consignes aux préfets : pratiquement
rien n’a changé. Pire, la situation de certaines catégories d’étrangers s’est
aggravée de manière significative : demandeurs d’asile, Roms, jeunes
majeurs scolarisés, aujourd’hui privés de perspectives .
Hollande
connaît et assume ce bilan. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il a
choisi de nommer Manuel Valls premier ministre.
Cette
nomination de Manuel Valls est un déni apporté à la protestation de ceux qui
voulaient en mai 2012 une autre politique. Ils l’ont fait savoir lors des
élections municipales.