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Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
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Le Monolecte
Ma vie nickel chrome
Article mis en ligne le 23 décembre 2016
dernière modification le 19 décembre 2016

On ne prête jamais attention au fait que l’on est en bonne santé qu’au moment précis où l’on découvre que l’on est malade.
Sauf qu’il n’y a jamais de moment de précis. Pendant longtemps, on va bien et cela va de soi, puis des trucs se mettent à déconner et on tente de se soulager vite fait pour continuer à ne pas y penser et puis, à moment donné, il est évident qu’un truc déconne sévèrement, que c’est là et bien là.

(...) Vingt fois par jours, je me lavais soigneusement les mains avant de m’occuper de ma fille ou des affaires courantes de la maison. C’est une chose encore relativement sous-estimée : la nécessité d’un lavage des mains régulier en termes de prophylaxie. Avec nos mains, nous tripotons notre environnement, les autres et nous-mêmes assez abondamment et constamment et c’est par ce vecteur précis que transitent nombre de maladies comme la gastroentérite qui devrait bientôt atteindre son premier pic épidémique en métropole.

Donc, quand j’ai commencé à avoir des rougeurs aux mains et des démangeaisons, j’ai juste pensé que je devais utiliser des produits trop agressifs pour mon usage intensif ou que je ne me séchais pas les mains avec assez de soin à chaque fois. Puis quand sont arrivés les premiers boutons, j’ai acheté un savon hypoallergénique. Et quand les premières crevasses sont apparues, j’ai probablement acheté une cold cream pour hydrater. Et quand vraiment ma peau a été trop à vif et que j’ai commencé à me réveiller la nuit, j’ai fini par me dire qu’il y avait un problème et j’ai pris rendez-vous avec mon dermatologue. (...)