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Lutter contre les violences de genre, un objectif de développement
Article mis en ligne le 8 mars 2013
dernière modification le 5 mars 2013

Pour les experts, l’agenda mondial pour le développement de l’après-2015 devra enfin prendre en compte la question des violences faites aux femmes, qui sont à la fois cause et une conséquence de l’inégalité entre les sexes.

Comment remplacer au mieux les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui arrivent à terme en 2015, et définir un nouvel agenda du développement ? L’ONU a ouvert une vaste consultation publique sur cette question.

L’une des thématiques, celles des inégalités hommes/femmes, était abordée à Copenhague en présence de centaines d’experts, les 18 et 19 février, deux semaines avant la 57ème session de la Commission sur le statut de la femme (CSW 57), qui se tient au siège de l’ONU à New-York, du 4 au 15 mars. La consultation a également reçu 175 contributions, synthétisées dans un rapport intitulé “Addressing Inequalities”.

Ce qui en ressort, c’est une multiplicité des avis, voire une cacophonie. Mais ce n’est pas forcément un mal, jugent des experts de l’ONU et membres d’ONG. « J’aime autant le chaos, car il peut engendrer la créativité », s’amuse Saraswathi Menon responsable d’ONU Femmes (...)

La violence contre les femmes et les filles est à la fois une cause et une conséquence de l’inégalité entre les sexes, fait observer Zohra Moosa, membre d’Action Aid UK. « Cela crée de l’inégalité en tant que moyen de contrôle social, en enfermant les femmes dans un rôle de soumission. » Le harcèlement sexuel de rue, par exemple, réduit la possibilité pour les femmes de se sentir libres d’arpenter leur ville, explique-t-elle. Et cela peut aussi influer sur leur manière de s’habiller. Et la violence de genre « est une conséquence de l’inégalité car elle est le signe d’un déséquilibre des pouvoirs entre hommes et femmes ».

Normes sociales

Les violences de genre sont plus marquées dans des situations de conflit ou de sortie de conflit. (...)

« Pour un réel impact sur les mentalités et les réalités sur le terrain, il faut des moyens financiers concrets et des changements politiques et législatifs en accord avec le contexte, ce qui implique la participation de la société concernée ».