Après avoir affiché sa volonté de mettre fin à l’hébergement temporaire des demandeurs d’asile dans des hôtels, le gouvernement britannique s’apprête à réduire les obligations des propriétaires à leur égard pour faciliter leur départ vers le secteur locatif privé.
D’après les informations du quotidien britannique The Guardian, le gouvernement du Royaume-Uni prévoit de supprimer temporairement la licence, jusqu’alors obligatoire, pour les propriétaires privés souhaitant louer un logement à des demandeurs d’asile. Cette proposition sera soumise au Parlement le 24 mai prochain.
Une fois exemptés de cette licence, les propriétaires anglais et gallois n’auront plus à fournir de documents certifiant la sécurité des installations d’électricité et de gaz, ni à assurer la pose de détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone. En outre, cette licence, qui devait être renouvelée tous les cinq ans, garantissait la taille minimale des chambres louées, à savoir 6,51 mètres carrés pour une personne âgée de plus de 10 ans. Des standards qui ne s’appliqueront donc plus aux demandeurs d’asile.
"Des conditions humainement indignes" (...)
"De nombreux logements pour demandeurs d’asile ne respectent déjà pas ces standards. Certains se retrouvent dans des pièces exigües et sans fenêtres, plus petites que des cellules de prison", ajoute-t-elle. (...)
Les représentants du Parti travailliste s’opposent à cette nouvelle mesure. (...)
En guise d’alternative à l’hébergement temporaire dans des hôtels, Londres a également annoncé l’ouverture d’une barge qui accueillera 500 demandeurs d’asile. Opérationnelle dès cet été, elle sera installée dans le port de Portland, au sud-ouest du pays. Par ailleurs, le gouvernement a déclaré, début avril, vouloir transformer deux sites militaires désaffectés en centres d’hébergement pour demandeurs d’asile.
L’allongement du traitement des demandes d’asile en cause (...)