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Marie-Claude Saliceti
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Futura Sciences
Les canicules dureront plus longtemps même si on limite le réchauffement
Article mis en ligne le 22 août 2019
dernière modification le 20 août 2019

Les canicules devraient durer plus longtemps à l’avenir, même avec un réchauffement de la planète contenu à +2 °C. Les phénomènes extrêmes sont déjà plus fréquents et intenses dans l’hémisphère nord.

Canicules, sécheresses, pluies... Déjà plus intenses et plus fréquents, les extrêmes météo des étés de l’hémisphère nord vont aussi durer plus longtemps, même avec un réchauffement de la planète limité à +2°C, selon une étude publiée lundi.

« Les événements météorologiques extrêmes sont généralement analysés en terme d’intensité et de fréquence, mais c’est souvent leur persistance qui provoque les effets les plus graves », notamment sur la santé humaine et sur l’agriculture, souligne cette étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs se sont donc penchés sur les risques que ces périodes de vagues de chaleur ou de précipitations s’allongent, notamment dans les zones tempérées de l’hémisphère nord. « Si le monde se réchauffe de +2 °C par rapport aux niveaux pré-industriels, nous pourrions voir un changement majeur des conditions météo d’été », a commenté dans un communiqué Peter Pfleiderer, du centre de recherche Climate Analytics.
Plus d’événements extrêmes en été

Selon l’étude, dans un monde à +2 °C, la probabilité de canicules de plus de deux semaines devrait augmenter de 4 % en moyenne, avec des risques encore plus importants dans le nord de l’Asie, le centre de l’Europe et l’est de l’Amérique du Nord. La probabilité de persistance de périodes à la fois chaudes et sèches est similaire, mais avec des pics régionaux importants, jusqu’à 20 % dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les risques d’une période de sept jours de précipitations importantes augmentent eux de 26 %, faisant peser des menaces d’inondations. (...)

« Ayant à l’esprit le fait qu’avec le rythme actuel de réductions des émissions (de gaz à effet de serre), le monde se dirige vers +3 °C, notre étude souligne le besoin urgent d’action » (...)