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Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes
Article mis en ligne le 1er mars 2014
dernière modification le 25 février 2014

Les banques sont les principaux acteurs sur le marché des devises. Elles entretiennent une instabilité permanente des taux de change. Plus de 95 % des échanges de devises sont de type spéculatif. Une infime partie des transactions quotidiennes en devises concerne des investissements, du commerce de biens et de services liés à l’économie réelle, des envois de migrants,… Le volume quotidien des transactions sur le marché des devises tournait en 2013 autour de 5 300 milliards de dollars ! (...)

Les banques qui disposent, comme les fonds de placement mutuel, de très importantes liquidités en usent et en abusent en poussant des monnaies à la baisse ou à la hausse afin d’obtenir des gains sur les différentiels de taux de change. Les banques jouent également de manière déterminante sur des dérivés de change qui peuvent provoquer des pertes considérables, sans compter les méfaits de l’instabilité des monnaies pour l’ensemble de la société. A partir de mai 2013, les monnaies de grands pays dits émergents (Inde, Brésil, Afrique du Sud, Russie, Turquie, Argentine…) ont été soumises à des attaques spéculatives et ont perdu dans certains cas jusqu’à 20% de leur valeur |1|. Le taux de change entre le dollar et l’euro est aussi l’objet de la spéculation.

En quarante ans, les transactions sur le marché des changes contrôlé par quelques grandes banques ont été multipliées par 500 (...)

il est plus que temps d’enrayer l’engrenage de la spéculation en appliquant une véritable taxe de type Tobin (portant sur le marché des changes et sur toutes les transactions financières au-dessus d’un certain montant), premier pas vers l’interdiction complète de la spéculation sur les monnaies, les matières premières et les aliments |13| de même que la prohibition du trading à haute fréquence, des produits financiers structurés, des credit default swaps, des opérations sur dérivés et des transactions avec les paradis fiscaux.