Aujourd’hui plus que jamais, Définir les réfugiés s’avère essentiel pour comprendre les débats d’actualité autour de la dite « crise migratoire », de la figure du réfugié et du droit à l’asile en Europe, et plus particulièrement en France. Il s’adresse au monde de la recherche mais aussi à un public plus large intéressé par ces questions de l’asile.
Michel Agier, anthropologue des déplacements forcés, se joint à Anne-Virginie Madeira, docteure en droit et auteure d’une thèse sur les statuts de national et d’étranger en droit public français, pour apporter une nouvelle contribution significative à la littérature sur l’exil.
Au fil de quelques chapitres, ce petit volume explore les différentes catégorisations du réfugié, l’instabilité et la fragilité de ce statut en France des trois derniers siècles. Il met ainsi en avant les tensions et les contradictions permanentes entre le droit d’asile comme droit humain et le droit d’asile comme droit régalien des États d’accueil.
Cependant, le livre va au-delà des discours politiques et médiatiques de ladite « crise des réfugiés » et amène le lecteur à réfléchir sur les fondements et les principes de l’asile comme droit humain universel. Loin de former une catégorie binaire figée – le « vrai » réfugié ou le « faux » réfugié, l’expérience dans l’exil représente un ensemble de situations intermédiaires faites d’histoires personnelles et individuelles de « persécution ». (...)