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Le corps des femmes, cet idéal mathématique pour les hommes
Article mis en ligne le 1er février 2017
dernière modification le 28 janvier 2017

S’il renvoie aux hommes un mystère « naturel », le corps des femmes est pourtant toujours assujetti à de drôles de croyances chiffrées.

Rien n’émeut plus les humains que de penser qu’ils peuvent décrypter les secrets les plus intimes de la nature. Si les scientifiques se donnent effectivement pour objectif de rendre compte des phénomènes naturels, ils gardent non moins à l’esprit qu’ils n’en proposent que des modèles, des approximations. D’autres franchissent le pas qui confine à l’hérésie en prétendant que la nature n’est pas seulement appréhendable par des équations, mais qu’elle recèlerait en son sein les grandes vérités scientifiques ou philosophiques.

Ceux-là seraient capables de chercher la spirale de Fibonacci dans la forme des crottes de pigeons, les tables de logarithme dans la croissance des poils pubiens, et la suite des nombres premiers dans les modulations des vagissements du nouveau-né. Comme si l’Univers avait gentiment semé des théorèmes et des chiffres ronds un peu partout comme autant de clins d’œil affectueux aux microbes que nous sommes. S’agissant du corps des femmes et du mystère de la naissance, la tentation est encore plus grande et nombreux sont ceux qui, hier comme aujourd’hui, ont succombé au romantisme d’une métrique superstitieuse. De la durée du cycle menstruel, à celle de la grossesse en passant par la dilatation du col de l’utérus, voici un petit tour d’horizon des préjugés populaires (et médicaux !) qui ont tenté de faire du corps des femmes, un idéal mathématique. (...)