C’est une étape clé pour Rishi Sunak qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale son cheval de bataille. Dans la nuit de lundi à mardi, les députés britanniques ont adopté la loi sur l’immigration qui prévoit notamment d’interdire à toute personne arrivée clandestinement par la Manche en Angleterre de déposer une demande d’asile.
Le Parlement britannique a adopté dans la nuit de lundi à mardi 18 juillet un texte très controversé sur l’immigration. Cette loi est une étape clé pour le Premier ministre conservateur Rishi Sunak qui s’est fixé comme priorité de lutter contre l’immigration illégale. Malgré les promesses du Brexit de "reprendre le contrôle" des frontières, le Royaume-Uni fait face à une hausse considérable des arrivées par canots. Plus de 45 000 exilés ont foulé le sol britannique après avoir franchi la Manche en 2022, un record. Et en 2023, entre janvier et juin, plus de 12 500 personnes sont déjà arrivées au Royaume-Uni. (...)
La pression monte sur le Premier ministre pour enrayer le phénomène, alors cette loi, il y tient malgré la controverse. (...)
Le gouvernement veut que les migrants soient, après avoir été placés en détention, rapidement expulsés, soit dans leur pays d’origine, soit dans un pays tiers tel que le Rwanda - et ce, d’où qu’ils viennent.
Une loi contraire au droit international, selon l’ONU (...)
"Depuis des décennies, le Royaume-Uni offre un refuge à ceux qui en ont besoin, conformément à ses obligations internationales" mais la nouvelle législation "érode considérablement le cadre juridique qui a protégé tant de personnes, exposant les réfugiés à de graves risques en violation du droit international", indique Filippo Grandi.
"En plus de soulever de très sérieuses préoccupations juridiques d’un point de vue international, ce projet de loi crée un précédent inquiétant", critique pour sa part Volker Türk, qui craint que "d’autres pays, y compris en Europe" soient tentés de suivre le modèle britannique. Il appelle le gouvernement "à renouveler son engagement en faveur des droits humains en annulant cette loi et en veillant à ce que les droits de tous les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile soient respectés, protégés et appliqués, sans discrimination".
L’accord UK-Rwanda toujours au cœur des débats (...)