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Le Havre - Procès de Léopold Jacquens : les cinq témoins rejetés par les juges
Article mis en ligne le 29 août 2013

La présence de Monseigneur Jacques Gaillot au procès de Léopold Jacquens n’a pas séduit les juges du Havre (76), qui ont rejeté ses cinq témoins. Ses interventions feraient-elles peur ?

C’est sous les applaudissements que Maître Antoine Mary, en présence ici de Monseigneur Gaillot, est sorti du tribunal, mardi 27 août
Dernière minute : 800 euros d’amende sont requis contre Léopold Jacquens pour son aide envers la femme, sans papier.

Délibéré au 2 octobre 2013.

Au Havre, c’est une première. Jamais un militant n’a été convoqué en justice pour avoir rédiger des attestations d’hébergement, regrette Marie-Hélène Boileau de la la Ligue des Droits de l’Homme.

La mobilisation ne faiblit pas (...)

Léopold Jacquens encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Son souhait : « arriver tout simplement à obtenir la relaxe ». Un souhait certainement partagé par son avocat, Maître Antoine Mary, bien remonté contre cette assignation en justice.
« Une manière de dire que la solidarité n’est plus possible »

Il y a beaucoup d’enjeux dans cette affaire. Je reste intimement persuadé que, si on a voulu faire un exemple, ici, c’est pour faire peur, ici et ailleurs, aux autres militants. C’est une manière de dire à tous que la solidarité n’est plus possible.

Maître Mary entendait ainsi rappeler au Parquet que « le juge du siège a le pouvoir de donner son exacte qualification aux faits soumis ». Sous-entendu, pourquoi cela n’a-t-il pas encore été fait ? Programmé à 13h30, le procès ouvrait seulement à 17h. 76actu reviendra donc sur le procès ; d’autant plus que chacun, en ce mardi 27 août, s’interrogeait sur la possibilité d’une jurisprudence. Mauvaise nouvelle cependant : à 17h45, les juges faisaient le choix de rejeter l’ensemble des témoins de Léopold Jacquens, « considérant que leurs interventions allaient diluer le débat », regrette La Ligue des Droits de l’Homme. (...)