
La présence de Monseigneur Jacques Gaillot au procès de Léopold Jacquens n’a pas séduit les juges du Havre (76), qui ont rejeté ses cinq témoins. Ses interventions feraient-elles peur ?
C’est sous les applaudissements que Maître Antoine Mary, en présence ici de Monseigneur Gaillot, est sorti du tribunal, mardi 27 août
Dernière minute : 800 euros d’amende sont requis contre Léopold Jacquens pour son aide envers la femme, sans papier.
Délibéré au 2 octobre 2013.
Au Havre, c’est une première. Jamais un militant n’a été convoqué en justice pour avoir rédiger des attestations d’hébergement, regrette Marie-Hélène Boileau de la la Ligue des Droits de l’Homme.
La mobilisation ne faiblit pas (...)
Léopold Jacquens encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Son souhait : « arriver tout simplement à obtenir la relaxe ». Un souhait certainement partagé par son avocat, Maître Antoine Mary, bien remonté contre cette assignation en justice.
« Une manière de dire que la solidarité n’est plus possible »
Il y a beaucoup d’enjeux dans cette affaire. Je reste intimement persuadé que, si on a voulu faire un exemple, ici, c’est pour faire peur, ici et ailleurs, aux autres militants. C’est une manière de dire à tous que la solidarité n’est plus possible.
Maître Mary entendait ainsi rappeler au Parquet que « le juge du siège a le pouvoir de donner son exacte qualification aux faits soumis ». Sous-entendu, pourquoi cela n’a-t-il pas encore été fait ? Programmé à 13h30, le procès ouvrait seulement à 17h. 76actu reviendra donc sur le procès ; d’autant plus que chacun, en ce mardi 27 août, s’interrogeait sur la possibilité d’une jurisprudence. Mauvaise nouvelle cependant : à 17h45, les juges faisaient le choix de rejeter l’ensemble des témoins de Léopold Jacquens, « considérant que leurs interventions allaient diluer le débat », regrette La Ligue des Droits de l’Homme. (...)