« Tous les jours ou presque l’actualité nous rappelle des violations des droits des femmes. Ces derniers mois, de terribles cas de violence, de Delhi à Johannesburg en passant par Cleveland, ont suscité l’indignation et mis en avant la nécessité de lutter contre ces actes atroces.
Au Bangladesh et au Cambodge, la mort choquante de travailleurs – essentiellement des femmes – dans des usines de confection ont soulevé le débat sur la nécessité d’assurer des emplois sûrs et décents dans notre économie mondialisée. En Europe, l’impact disproportionné des mesures d’austérité sur les femmes, mais aussi la question des quotas dans les conseils d’administration des entreprises, font régulièrement l’actualité.
Même si les droits des femmes connaissent de réels progrès, nous constatons en permanence le long chemin qu’il reste à parcourir pour connaître l’égalité entre les femmes et les hommes.
Les dirigeants du monde ont reconnu l’ampleur de la discrimination et de la violence envers les femmes et les filles en signant la visionnaire Déclaration du Millénaire, en 2000. L’un des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est de « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». (...)
En ne prenant pas en compte ces causes structurelles de discrimination et de violence, les progrès vers l’égalité ont été freinés. Sur les huit OMD, c’est le cinquième, relatif à l’amélioration de la santé maternelle, qui est le plus en retard. Le fait qu’il s’agit de l’objectif le plus difficile à atteindre témoigne de la profondeur et de l’étendue des inégalités de genre.
Pour que les progrès à venir soient significatifs, ONU Femmes propose un objectif unique pour l’égalité des sexes, les droits des femmes et leur autonomisation. Il s’appuie sur les droits humains et s’attaque aux rapports inégaux de pouvoir. A nos yeux, trois domaines nécessitent une action urgente.
En premier lieu, mettre un terme aux violences contre les femmes et les filles doit être une priorité. (...)