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La police est sexiste : sortons du déni, traitons le problème
Article mis en ligne le 19 février 2022
dernière modification le 18 février 2022

Suite à la publication par Mediapart de l’enregistrement d’un policier insultant une femme venue porter plainte pour violences sexuelles, 500 féministes, artistes, autrices, avocates et professionnelles de santé interpellent les candidat·e·s à la Présidentielle.

Nous en avons assez. Assez de recevoir des messages de femmes disant avoir été mal accueillies par les forces de l’ordre. Assez des témoignages racontant le mépris et la violence de policiers et de gendarmes.

Cette semaine, Mediapart a publié un enregistrement vocal dans lequel on entend un officier de police insulter une femme victime d’agression sexuelle. Il la qualifie à plusieurs reprises de « grosse pute ». Comment imaginer un seul instant que nos plaintes puissent être sérieusement traitées lorsque les personnes qui les reçoivent font preuve d’une telle misogynie et grossophobie ?

Des histoires comme celles-ci, de défaillances multiples des forces de l’ordre face aux violences sexuelles, nous en avons entendu des dizaines

Il y a quelques jours, un policier a tué sa compagne. Il avait déjà été condamné pour violences conjugales, il était pourtant resté en poste et avait gardé son arme de service.

En janvier 2022, une femme a appelé la police lorsque son ex-conjoint, harcelant, s’est présenté chez elle, menaçant. Les policiers lui ont répondu : « On ne peut rien faire, il est amoureux ».

A l’automne 2021, une femme en situation de handicap, victime de violences conjugales, a été harcelée sexuellement par un commandant de police comme l’a rapporté une enquête de StreetPress.

A Douai, l’an dernier, des policiers ont laissé une femme en sang chez elle, après un appel des voisins pour violences conjugales. Elle a été assassinée un peu après par son conjoint.

Ces histoires ne sont pas des faits isolés

Les rapports officiels du ministère de la justice, les enquêtes et campagnes des collectifs féministes l’ont montré : ces faits sont massifs.

Des milliers de femmes victimes de violences se heurtent au refus de prendre leur plainte. C’est pourtant strictement illégal selon l’article 15-3 du code de procédure pénale. (...)