Voilà un terme qui revient régulièrement dans l’actualité : l’alerte à la pollution aux microparticules. De quoi s’agit-il, en fait ? D’une concentration de particules extrêmement fines, de quelques micromètres, portées par le vent et présentes dans l’air, dont des concentrations trop élevées (c’est-à-dire dépassant les seuils de tolérance fixés par l’OMS) peuvent entraîner des troubles respiratoires, voire, dans les pires cas, des maladies cardio-vasculaires.
A l’origine de ces concentrations de microparticules, on peut parfois retrouver Mère Nature (éruptions volcaniques, tempêtes de sable…), même si ce sont les activités humaines qui font dramatiquement augmenter les concentrations. Ainsi, les émissions des voitures à essence (pourtant équipées de filtres à particules), les activités industrielles, ou… les feux de cheminée des particuliers qui ont fait du bois leur mode de chauffage principal ou d’appoint. Alors qu’elle paraît surprenante, cette dernière cause est pourtant bien réelle et serait même, selon l’organisme chargé de surveiller la qualité de l’air en région parisienne (AirParif), responsable d’un tiers des émissions de microparticules PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 microns) dans la région Ile-de-France, et du quart des émissions de PM10, avec respectivement 4100 tonnes et 4200 tonnes dispersées chaque année dans une atmosphère respirée par près de 12 millions de Franciliens. Pire : à l’intérieur même des logements équipés d’une cheminée à foyer ouvert, des mesures ont démontré que les concentrations de certains éléments chimiques néfastes pour l’homme (monoxyde de carbone ou benzène, entre autres) pouvait être 4 à 5 fois supérieures aux normes établies.
A la recherche de solution, AirParif propose ainsi non seulement le remplacement des anciennes cheminées par des modèles plus performants, mais surtout des interdictions pures et simples d’utiliser son foyer. Des décisions qui devraient, selon l’organisme, permettre de diminuer de plus de 50% les émissions de particules fines dans la région (...)
Mais selon Hélène Gassin, la vice-présidente EELV de la région IDF, « il ne faudrait pas se focaliser sur la chasse aux foyers ouverts et laisser les particules de bois cacher la forêt du diesel ». Et elle n’est sans doute pas loin d’avoir raison… Non ?