
Selon une équipe de l’AFP présente à la frontière tuniso-libyenne, les autorités de Tripoli ont porté secours à des dizaines d’exilés se trouvant en plein désert, à Al-Assah, à 50 km de Ras Jdir, le poste frontalier. Impossible pour l’heure de savoir si le groupe de Kelvin suivi par la rédaction d’InfoMigrants fait partie des personnes secourues.
Des garde-frontières libyens ont secouru des dizaines de migrants subsahariens abandonnés, selon eux, par les autorités tunisiennes dans une zone désertique à la frontière entre les deux pays, a constaté dimanche 16 juillet une équipe de l’AFP.
Ces journalistes ont pu photographier et filmer plusieurs groupes de jeunes hommes et quelques femmes, visiblement épuisés et assoiffés, assis ou couchés sur le sable, tentant de s’abriter sous des arbustes décharnés, par des températures dépassant les 40 degrés.
Depuis plusieurs jours, InfoMigrants suivait le difficile quotidien d’un groupe de migrants (originaires du Nigéria, de Sierra Leone…) coincés dans cette zone frontalière, au niveau de Ras Jadir. Parmi les exilés raflés et abandonnés dans le désert se trouvaient des femmes, des enfants, un bébé. La rédaction a pu entrer en contact avec Kelvin, l’un d’entre eux. Ce Nigérian a été arrêté chez lui, le 11 juillet, à Sfax avant d’être lâché à la frontière libyenne. (...)