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La BPI va aider les industries françaises à recruter des robots
Article mis en ligne le 7 octobre 2014
dernière modification le 30 septembre 2014

Le gouvernement entend aider les industries françaises à recruter des robots. Des prêts pour l’automatisation et la robotisation de l’industrie seront accordés, via la banque publique d’investissement (BPI). La France dispose d’atouts indéniables dans ce domaine, mais la société est-elle prête à accepter davantage de robots dans les usines ?

"Le taux de robotisation des PME/PMI françaises est très en deçà des PME allemandes et italiennes", constate l’exécutif. "La densité de robots par employé de production est ainsi 1,5 fois moins élevée en France qu’en Allemagne dans l’automobile et 4 fois moins dans l’industrie hors automobile". Or, le gouvernement est convaincu qu’un des leviers à actionner pour relancer la croissance se trouve là.

Relancer la croissance

"Pour poursuivre l’amélioration de la compétitivité de notre économie et en particulier des entreprises industrielles, [...] l’accroissement du parc de robots de production installés est indispensable, afin de permettre tant l’amélioration de la compétitivité coût que de la compétitivité hors coût par le surcroît de qualité généré par la robotisation".

Dans ce cadre, "il a été décidé de mettre en place, dans le cadre du second programme d’investissements d’avenir, 300 millions d’euros de prêts bonifiés destinés à financer l’investissement des entreprises engagées dans des projets structurants d’intégration d’équipements de production automatisés comme les robots", poursuit le document, qui souligne les gains de compétitivité qu’apporteront les machines.

L’essor de la robotique (...)

Des robots destructeurs d’emploi ?

L’essor de la robotique ouvre des questions éthiques, juridiques mais aussi sociétales. Il existe par exemple une forte appréhension à propos de l’effet de la robotique sur l’emploi. D’aucuns craignent que des milliers d’individus se retrouvent au chômage, parce qu’ils ne pourraient plus rivaliser les robots, infatigables et imperturbables travailleurs mécanisés qui n’ont que faire des acquis sociaux.

En 2012, une étude menée pour la Commission européenne a montré que les Français sont parmi les Européens les plus pessimistes sur l’impact social de la robotique et qu’ils ne font pas confiance aux robots pour les activités les plus sensibles sur le plan humain. 74 % des sondés considèrent en particulier que les robots vont détruire des emplois. (...)