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L’habitat participatif renaît dans le bordelais
Article mis en ligne le 6 novembre 2013
dernière modification le 2 novembre 2013

Pour créer des logements écolos et solidaires, plusieurs projets collectifs d’habitants vont sortir de terre à Bègles et Bordeaux. La CUB veut accélérer ce phénomène grâce à la loi Duflot, qui reconnnaît l’autopromotion et les coopérative d’habitants.

En 1948, les Castors de Pessac bâtissaient leur cité lors d’une expérience inédite d’auto-construction coopérative. 65 ans plus tard, la commune voisine de Bordeaux va connaître une initiative similaire, impulsée cette fois par Axanis. Cette filiale d’Aquitanis, l’office public HLM de la CUB, lancera en décembre des réunions publiques afin de constituer un groupe de personnes prêtes à (s’)investir dans de l’habitat coopératif ; elle tire déjà un bilan positif de « La Ruche », un projet mené à Bègles avec la mairie et l’EPA Euratlantique : cette résidence de 10 logements sera le premier projet d’habitat participatif à sortir de terre dans l’agglo depuis les Castors. Le permis de construire avenue Bergonié, doit être déposé avant la fin de l’année.

« Nous avons tenu une réunion publique pendant 15 jours pendant un an, aux cours desquelles s’est vite dégagé un premier noyau de trois ménages motivés, qui ont ensuite coopté de nouveaux membres », explique Loris de Zorzi, directeur d’Axanis. La « doyenne du groupe », comme elle se définit elle même, c’est Noëlle Ribot. Retraitée, porte parole du collectif des associations du Grand Belcier, elle avait relayé auprès d’Euratlantique la demande des habitants du quartier en matière d’habitat participatif, notamment pour reloger les personnes âgées vivant dans des appartements non adaptés. « Mais au fur et à mesure de l’avancement du projet, je me suis dit que cela pourrait correspondre à mon envie de vivre dans une résidence intergénérationnelle. Je ne veux pas finir dans une maison de retraite, et j’apprécie l’idée d’un habitat collectif surtout constitué de jeunes couples qui veulent faire grandir leurs enfants dans un milieu propice à la solidarité à l’écologie. » (...)

"Nous avons besoin de reprendre en main une partie de notre vie et de pas aller dans le mur. On sait qu’on ne changera pas le monde, mais au moins on fera notre part."