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Marie-Claude Saliceti
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L’exécution d’une journaliste au Mexique ravive l’indignation contre la violence faite aux journalistes
Article mis en ligne le 2 avril 2017

Encore de mauvaises nouvelles depuis la région frontalière de Chihuahua au nord du Mexique. La journaliste Miroslava Breach – qui travaillait pour plusieurs médias, parmi lesquels le journal national La Jornada et le quotidien local Norte − a été exécutée hors de son domicile par un individu encore non identifié.

(...) ils ont tué Miroslava pour avoir parlé, pour avoir rendu publique l’information que réclame la société et qui dérange le pouvoir sous toutes ses formes. (...)

L’homicide de Miroslava Breach s’ajoute à ceux de deux autres journalistes exécutés au Mexique en un mois (...)

Le Mexique est le pays le plus dangereux d’Amérique Latine pour les journalistes et le troisième pays le plus dangereux au monde en général, avec des niveaux de violence comparables à la Syrie et à l’Irak, selon l’indice global de criminalité 2016. A cela, il convient d’ajouter que plus de 95% des délits au Mexique restent impunis ou, autrement dit, dans seulement 4,4% des délits, le délinquant est condamné, d’après les chiffres les plus récents de l’Institut Mexicain pour la Compétitivité.

Devant ce funeste panorama, le Président Enrique Peña a fait des déclarations contradictoires de (supposée) défense de la liberté d’expression de la part du gouvernement (...)