La longue marche des femmes sous le Front Populaire.
Les femmes se sont mobilisées très fortement et ont défendu leur place.
Beaucoup ont demandé, parfois en vain, d’être considérées comme des grévistes, avant tout….
Elles restaient pour la société, voire même les syndicats des ménagères, des femmes qui pouvaient aider mais en restant cantonnées à leur fonction traditionnelle, dictée par la société patriarcale.
Les femmes mariées n’ont le droit de se syndiquer sans l’autorisation de se marier qu’en 1920 et il faut attendre la fin du Front Populaire, en février 1938 pour que le Code civil lève l’incapacité civile des femmes mariées !
La femme peut enfin avoir une carte d’identité et un passeport, elle peut ouvrir un compte en banque, certes, enfin, mais avec l’autorisation de son père ou de son mari.
Seule la porte de l’Université ou de l’accès aux examens lui est ouverte sans le fameux sésame du mari !?
Les progrès démocratiques et égalitaires sont limités.
Le droit de vote leur est refusé. L’Assemblée nationale vote plusieurs fois en faveur de ce droit mais le Sénat vote contre ou ne délibère pas.
Les radicaux dominants dans la deuxième chambre craignent que les femmes, influencées par les prêtres et l’église soutiennent en masse la réaction !
Quant aux socialistes et au chef du gouvernement, Léon Blum, ils laissent faire. (...)